INFO COVID-19

Malgré nos efforts et l'organisation exceptionnelle mise en place, nous pouvons à ce jour assurer uniquement les crémations collectives sur certains secteurs géographiques. Nous vous remercions de votre compréhension.

L'équipe Horsia

Porcelle enracinée, toxique pour le cheval

Porcelle enracinée

La porcelle enracinée ou Hypochaeris radicata est une adventice (= mauvaise herbe) de la famille des Astéracées pouvant atteindre 30 à 50 cm de haut. Sa fleur jaune caractéristique est visible sur une période s’étendant de mai à septembre.

Pour l’observateur peu averti, la porcelle enracinée peut facilement être confondue avec le pissenlit. En effet, elle lui ressemble beaucoup par la structure de ses fleurs (en capitules), la disposition de ses feuilles (en rosettes) et la nature de ses fruits (les akènes). Cependant, ses fleurs sont plus petites que celles du pissenlit, ses feuilles sont poilues et plus arrondies et ses akènes sont moins bien organisés que chez le pissenlit. De plus, lorsqu’on sectionne la tige d’une porcelle enracinée, du suc blanc laiteux s’écoule alors que ce liquide n’est pas présent lors de la section d’une tige de pissenlit.

On trouve parfois les jeunes feuilles de porcelle enracinée à la vente sur les marchés provençaux : elle est en effet moins amère que le pissenlit et excellente en salade !

Pour le cheval, consommer du pissenlit est cependant nettement plus intéressant d’un point de vue nutritionnel et beaucoup moins risqué que de consommer de la porcelle enracinée. La porcelle enracinée est en effet réputée toxique pour le cheval : on la suspecte d’entraîner le syndrome de Harper chez les animaux qui en consomment, bien que l’on ignore toujours la nature des substances toxiques à incriminer, leur(s) mécanisme(s) d’action et les doses éventuelles toxiques.

Comment les chevaux accèdent-ils à la porcelle enracinée ?

La porcelle enracinée prospère sur les sols acides de mauvaise qualité. L’intoxication apparaît souvent en période de disette (début d’automne, fin d’été) lorsque les chevaux pâturent sur une prairie pauvre.

En dehors de leur pâture, les chevaux peuvent avoir très facilement accès à la porcelle enracinée lors de promenade car cette dernière est largement répandue sur notre territoire.

Quels sont les symptômes d’une intoxication à la porcelle enracinée ?

Les signes nerveux prédominent avec notamment le syndrome de Harper qui se traduit par une hyperflexion involontaire et bilatérale des membres postérieurs. La démarche de l’animal peut aussi être altérée et le fonctionnement du larynx peut être anormal.

Les chevaux peuvent également présenter un amaigrissement, une atrophie musculaire et des difficultés respiratoires.

Que faire si votre cheval a ingéré de la porcelle enracinée ?

Contactez votre vétérinaire qui pourra mettre en place un traitement éliminatoire si l’ingestion est récente.

Une fois les symptômes installés, un traitement médical à base de myorelaxants et/ou de tranquillisants est possible. Ce traitement est uniquement symptomatique et controversé car, même s’il semble améliorer l’état général de l’animal, il ne permet pas toujours de réduire la durée d’évolution des symptômes.

Un traitement chirurgical du syndrome de Harper est aussi possible avec des résultats variables.

Dans tous les cas, un changement d’environnement de l’animal atteint est indispensable.

Une seule solution : la prévention et l’éviction

Dans la mesure du possible, empêchez l’accès de vos chevaux aux terrains dans lesquels prospèrent la porcelle enracinée.

Fiches toxicologiques