Le Laurier rose, une plante très toxique pour les chevaux !

laurier rose

Le laurier rose, natif des territoires méditerranéens, se répand en tant que plante ornementale : cela n’est pas sans danger ! Le laurier rose (Nerium oleander) est un représentant de la famille des Apocynaceae de très haute toxicité pour les chevaux.

Comment les chevaux accèdent-ils aux lauriers roses ?

La plante est largement utilisée comme plante de haie ou d’ornement. Très rarement consommée directement sur l’arbuste, elle peut se retrouver dans les pâtures (suite à des tailles de haies de riverains) ou contaminer l’alimentation des chevaux (foins)….Ils pourraient également se contaminer par léchage de leur robe suite à une projection de sève ou inhaler des fumées toxiques lors d’incinération de déchets verts (décrit en Nouvelle Zélande). Dans ces deux derniers cas les doses administrées sont plus faibles et le tableau clinique moins sévère.

Le danger des lauriers roses pour les chevaux

La contamination du foin ou la distribution des déchets de taille des végétaux par des riverains plus ou moins bien intentionnés demeurent les deux modalités d’intoxications les plus fréquentes. Compte tenu de la haute toxicité des feuilles de laurier rose, cette exposition représente un risque très sérieux pour la santé des équidés.

Les premiers symptômes

Ils apparaissent dans les heures qui suivent, ce délai dépendant de la quantité de plantes ingérées et de leur concentration en principe toxique.

La symptomatologie est très variable selon la quantité et l’état de fraicheur des feuilles (fraîches ou sèches). L’évolution peut être suraigue avec une mort brutale ; outre ce cas de figure, selon le gradient de concentration en principes toxiques, on observe :

  • Adynamie, prostration
  • coliques, diarrhée
  • troubles cardiaques
  • troubles de l’équilibre, tremblements, convulsions

Que faire si votre cheval a consommé des feuilles de laurier rose ?

Il s’agit d’une véritable urgence vétérinaire….les délais de prise en charge médicale doivent être les plus courts possible.

Une seule solution : la prévention

L’exposition aux lauriers roses résulte le plus souvent d’un accès accidentel à la plante :

  • Les feuilles sèches peuvent facilement être incorporées par négligence à la litière ou au foin;
  • La dessication n’altère pas le principe toxique 

Les mesures suivantes sont nécessaires :

  • L’usage du cheval en sylvopastoralisme ou écopastoralisme impose une surveillance continue ainsi que la détection de la présence de Laurier Rose pour en réduire l’exposition (éviction stricte)
  • Il est primordial de rechercher sa présence dans toute nouvelle pâture méditerranéenne
  • Toute altération de la plante (dessication, gel, taille …) doit être connue et les plants de lauriers roses décoratifs doivent être implantés le plus loin possible des chevaux afin de ne pas permettre un accès direct.

revenir aux conseils