La Berce du Caucase, une beauté (photo)toxique

Berce du Caucase

La Berce du Caucase est une plante herbacée invasive introduite en Grande-Bretagne au début du 20ème siècle pour ses propriétés ornementales. Elle s’est ensuite très rapidement répandue dans toute l’Europe à l’état sauvage.

Spectaculaire, elle peut atteindre jusqu’à 4 mètres de hauteur. Sa tige, de 4 à 10 cm de diamètre, présente de nombreuse taches framboise caractéristiques ainsi que des poils blancs épars. Les fleurs de la Berce du Caucase sont blanches et poussent en formant des ombelles (ensemble de fleurs poussant sur une même tige). Les ombelles peuvent mesurer jusqu’à 50 cm de diamètre !

La sève de la Berce du Caucase contient des agents toxiques photosensibles : les furocouramines.

Comment les chevaux accèdent-ils à la Berce du Caucase ?

La Berce du Caucase prospère dans les zones fraîches et humides, notamment le long des cours d’eau et à la lisière des bois.

Elle est très appétente pour le cheval, surtout lorsque ses feuilles sont jeunes.

Toute promenade peut donc conduire à une exposition à la Berce du Caucase.

Quels sont les symptômes d’une intoxication à la Berce du Caucase ?

Il semblerait que le contact et/ ou la consommation de Berce du Caucase à un stade juvénile ne pose aucun problème.

Cependant, le contact et/ ou la consommation de cette même plante à un stade adulte est susceptible d’entraîner une photosensibilisation :

  • Au niveau cutané, on pourra observer une dermatite pouvant aller d’une simple rougeur à des lésions bulleuses. Les zones exposées au soleil pourront présenter des brûlures (surtout les zones sans poil ou blanches). Si l’œil a été touché, une inflammation sera visible.
  • En cas d’ingestion, une ulcération buccale est possible. Dans ces circonstances, l’hypersalivation et la diarrhée sont fréquemment observées.

Que faire si votre cheval a été exposé à la Berce du Caucase ?

Dans un premier temps, protégez-vous : la sève de la Berce du Caucase est aussi toxique pour vous.

Ensuite, le soleil est le pire ennemi de votre cheval : si possible rentrez-le.

Le vétérinaire reste ensuite votre interlocuteur de référence pour la prise en charge des lésions ainsi que de la douleur de votre animal.

Une seule solution : la prévention et l’éviction

La plante adulte doit être éliminée du pâturage de votre cheval.

Lors des promenades, les zones infestées doivent être évités.

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